Un programme d’action commun de changement social et de comportement en faveur de la planification familiale dans les pays du Partenariat de Ouagadougou

Source
Breakthrough ACTION/Johns Hopkins Center for Communication Programs

Le changement social et de comportement est une discipline qui repose sur une compréhension profonde du comportement des êtres humains et de la société ainsi que sur des interventions basées sur des données probantes afin d’encourager l’adoption de comportements sains et d’influencer les normes sociales et de genre qui les sous-tendent.

Les pays membres du Partenariat de Ouagadougou (PO), Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo, se sont engagés à
atteindre 2,2 millions d’utilisateurs supplémentaires de la planification familiale d’ici 2020. Cet objectif ne saurait être réalisé sans une coopération et une collaboration extraordinaires et sans précédent. Une vision commune dans toute la communauté de la planification familiale sera également nécessaire. En dépit des progrès réalisés pour accélérer l’usage des contraceptifs modernes, avec 1,4 million de nouveaux utilisateurs entre 2015 et 2018, il manque un contingent de 817 000 personnes supplémentaires pour atteindre les objectifs de 2020. En outre, la prévalence demeure faible, les chiffres de la mortalité maternelle et infantile restent parmi les pires au monde, et les taux de fécondité sont élevés. Il faut s’attendre à une croissance démographique rapide qui aura un effet désastreux sur le développement économique, la stabilité sociale et la viabilité environnementale de la région.

Le changement social et de comportement (CSC) est une approche basée sur des données probantes qui vise à transmettre des informations précises sur la planification familiale, à augmenter la demande de contraception moderne, à influencer les normes sociales et à catalyser les évolutions sociales.

Cependant, malgré l’afflux de données probantes sur l’impact du CSC en matière d’usage de la planification familiale, l’investissement en la matière des États et des donateurs reste négligeable. Les capacités techniques du CSC dans les pays du PO sont faibles ou incohérentes, et les interventions de CSC stratégiques et de qualité sont limitées dans les plans d’actions nationaux budgétisés (CIP).

En outre, les difficultés de coordination entre les donateurs, les États et les partenaires de mise en œuvre ont conduit à des doublons au niveau des actions menées dans certains domaines et à des lacunes importantes dans d’autres. En définitive, des programmes CSC stratégiques, au financement solide et coordonnés sont nécessaires pour atteindre l’objectif 2020 de 2,2 millions de nouveaux utilisateurs ainsi que tous les futurs caps fixés dans la région.